Partager l'article ! Un poème caché dans un balancier d'horloge comtoise: Je viens de terminer la restauration de cette comtoise. Figurez-vous que j’ai démonté ...
Je viens de terminer la restauration de cette comtoise. Figurez-vous que j’ai démonté le
balancier (un balancier colossal en laiton et avec des pièces de cuivre qui sont ajoutées) pour remplacer la feuille miroir qui était collée
sur la vitre et j’ai découvert un bout de carton à l’intérieur sur lequel il y avait marqué ceci :
Etre
Tu vis charmant caché sous la fenêtre
Cruel petit mutin à la mine éveillée
Dieu seul a droit sur tout ce qui respire
Ne pouvant rien crée il ne faut rien détruire
Beaux maraudeurs prenan garde il vous voit
Ce nid ce doux mystère que vous guettez d’en bas
C’est l’espoir du printemps c’est l’amour d’une mer
Enfant n’y touche pas
Le 4 janvier de l’an de grâce 1875
Je m’arrêterais sur cette belle phrase : « Dieu seul a droit sur tout ce qui respire, ne pouvant rien crée il ne faut rien détruire ».Voilà une phrase qui a de quoi faire réfléchir ! Elle me fait penser à celle de Victor Hugo : Dieu qui fait les oiseaux ne fait pas le gibier. Une petite pensée pour cet homme ou cette femme qui en 1875 a écrit ce petit poème, dans l’idée que quelqu’un le lirait. Et ce fut un certain mois d'août 2011.
je trouve émouvant l'horloge comtoise qui témoigne du passé j'en ai une magnifique avec le mécanisme cage fer du milieu du 19ème et je me passionne pour ces objets et bravo à vous pour ces restaurations c'est un plaisir pour les yeux du reste le livre " la grande horloge est passionnant"
cordialement Mme Le menn